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Byaelzaim

Profession: Internationalisation de l’enseignement supérieur.

Trop souvent, on entend parler de l’internationalisation de l’enseignement supérieur par des experts qui n’en sont pas. Ce n’est pas parce qu’on est né à l’étranger, n’importe quel étranger, que l’on devient expert en relations internationales, et encore moins en éducation internationale ou, pire encore, en internationalisation de l’enseignement supérieur.

Ce sont des domaines distincts qu’il convient de ne pas confondre malgré leur complémentarité. Lorsqu’on parle d’internationaliser une université, c’est d’éducation et de recherche que l’on parle, même s’il y a un enjeu de génération de revenus et de développement de réputation de l’établissement et même du secteur entier. Certains pays font la promotion du secteur de l’enseignement supérieur et de l’éducation internationale dans leurs établissements comme ils le font pour un produit ou un service d’export. Ainsi en est-il du Canada (ÉduCanada est une direction de commerce international), de l’Australie, de la Grande-Bretagne, entre autres pays ayant développer une marque de commerce “Study in ….”. D’autres pays comme la France, l’Allemagne, les pays nordiques d’Europe en font autant, quoiqu’avec des résultats et des retombées plus qualitatives (réputation de la qualité) que quantitatives (nombre d’étudiants attirés et montants générés directement ou indirectement). Mais c’est avant tout, la qualité de l’éducation, les réalisations des chercheurs, la disponibilité et la qualité (encore) des laboratoires de recherche et des conditions de travail et de vie qui priment lorsqu’il s’agit d’envoyer sa fille ou son fils étudier à l’étranger, ou lorsqu’un chercheur décide/essaie de s’expatrier dans un autre pays à la recherche de nouvelles connaissances qui changeront sa vie et celle de plusieurs autres personnes.

Une profession existe bel et bien, celle de spécialiste d’internationalisation de l’éducation et plus précisément, pour rester dans le sujet, l’internationalisation de l’enseignement supérieur. Or, faut-il encore le rappeler, c’est une expertise qui nécessite la très bonne maitrise de l’enseignement supérieur et une excellente connaissance de toutes ses composantes ou dimensions (la recherche, la formation/éducation, et le service à la communauté ou engagement communautaire). Connaitre les méandres de l’établissement, les intérêts de recherche et les priorités des différents centres et instituts qui en font, maitriser les enjeux derrière les programmes enseignés et les possibilités de recevoir et d’envoyer des étudiants fréquenter les séminaires et les laboratoires des autres établissements partenaires, faciliter la collaboration des membres de la communauté universitaire (académique et administrative) et même la collaboration entre les différents acteurs-partenaires du milieu académique comme les industries, les villes, les gouvernements, les ONG ou les médias. Et surtout maintenir ces relations jusqu’à en faire une composante intégrante de l’ADN de l’établissement. Tout ce travail exige une expertise, une connaissance du métier, une maitrise des interdépendances et un très haut niveau de relations humaines entre les partenaires. La connaissance de l’autre est fondamentale.

J’ose dire que tout cela ne se fait pas par intermédiaire interposé, même si cet intermédiaire était une “entreprise spécialisée” ou une ambassade ou une structure associative. Que l’on me comprenne bien, les structures associatives, les consortium, les entreprises ont et auront de plus en plus une place dans le secteur et dans son internationalisation. C’est à elles de se trouver une vocation, de se développer une offre et un marché, une valeur ajoutée, dirait-on. Mais elles ne pourront pas se substituer à leurs membres, à leurs clients ou aux établissements qu’elles rassemblent ou représentent. L’internationalisation de l’enseignement supérieur se fait par les hommes et les femmes qui la vivent au quotidien et qui en ont l’expertise et l’expérience.

On pourrait me dire qu’il y a bel et bien des entreprises, des agents qui recrutent des étudiants étrangers pour des établissement d’enseignement. Absolument, c’est même devenu une “industrie” de service. Cependant, ces agents ne font que partiellement le travail de l’université: Ils/elles prospectent des marchés, informent les étudiants potentiels, leur prodiguent des conseils et les accompagnent dans leurs demandes d’admission. Ils/elles ne font pas le travail d’admission, n’inscrivent pas les étudiants admis, n’encadrent pas les étudiants avant et au moment de leur arrivée dans le pays de destination et dans leurs salles de cours. Il existe même des cabinets de consultants qui développent (proposent de développer) des partenariats entre des universités autour d’une opportunité de collaboration quelconque. Quoi que de succès mitigé, ces cabinets (ou même associations, consortiums, etc.) ne font que partiellement le travail des universités. Ils créent ds opportunités de mise en relation, informent les partenaires potentiels, suggèrent des idées de collaboration. Le vrai travail de développement de partenariat, de mise en place de projets de collaboration et, coeur du sujet sans aucun doute, le travail d’implementation du partenariat ne peut se faire que par les équipes académiques, de recherche et d’administration des universités partenaires. Implémenter et gérer un partenariat exige plusieurs niveaux d’intervention par des spécialistes, des acteurs, des usagers et des bénéficiaires, des équipes de soutien qui sont dans les établissements partenaires et qui sont les vrais propriétaires du partenariat aussi bien dans son contenu académique et scientifique, que dans son cadre administratif et stratégique.

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A quoi rime tout cela? C’est juste que l’internationalisation de l’enseignement supérieur semble attirer des acteurs (nouveaux ou pas) qui veulent offrir des services qu’ils maitrisent peu à des experts du milieu qui n’en ont pas besoin. Je suis certain que ces acteurs de l’enseignement supérieur ont déjà un mandat et une mission qui attendent d’être réalisés. Si ces acteurs veulent aider dans l’internationalisation, eh bien qu’ils s’assurent d’abord d’avoir un besoin dans le milieu pour le genre de services qu’ils veulent offrir, mais aussi et surtout qu’ils s’assurent que leur offre répond convenablement au besoin, qu’ils possèdent une vraie expertise dans le domaine et surtout qu’ils ne prétendent pas se substituer aux vrais experts là où on n’a pas besoin d’eux….

Byaelzaim

Évaluation de l’internationalisation de l’enseignement supérieur

On ne peut évaluer l’internationalisation de l’enseignement supérieur sans avoir un cadre de suivi et évaluation approprié.

L’évaluation de l’internationalisation de l’enseignement supérieur doit être comprise et développée en harmonie avec la mission de ce secteur. Il ne suffit pas de quantifier le nombre d’étudiants internationaux dans un établissement pour juger que le dit établissement est assez internationalisé ou pas. L’enseignement supérieur possède une mission tri-sectorielle: 1- recherche, 2- éducation et 3- service à la communauté (ou engagement communautaire). Ainsi vu, quand on veut évaluer l’internationalisation d’un établissement de l’enseignement supérieur, la question est de savoir dans quelle mesure chacun des secteurs de sa mission est internationalisé.

Sans vouloir être trop pointilleux sur les mots et la sémantique, il faudra aussi s’entendre sur ce que l’on veut dire par “évaluer” et “mesurer” d’une part, et “évaluer l’internationalisation” ou évaluer les “résultats de l’internationalisation”.

Très souvent, l’évaluation est une tâche négligée faute de responsable de cette tâche et faute de cadre d’évaluation adaptée aux efforts d’internationalisation et de l’enseignement supérieur. On confond l’évaluation de l’internationalisation avec la mesure du nombre d’étudiants internationaux, ou le nombre d’étudiants partis en mobilité internationale, ou le nombre de partenariats signés avec des établissements étrangers, ou même le nombre d’articles scientifiques publiés dans des revues étrangères. Que dire alors de la volonté d’évaluer “l’impact de l’internationalisation”, tâche difficile et mission impossible s’il en est. L’évaluation de l’internationalisation et des ses résultats et impacts doit être explicitement planifiée et effectuée selon un cadre conceptuel bien développé et explicité pour tous les acteurs de l’internationalisation qui, par ailleurs, auront accepté ce cadre conceptuel et contribué à son élaboration. Étant donné l’importance de l’internationalisation dans la vie des établissements et dans l’économie locale, nationale et internationale, on ne se permettra pas d’improviser lorsqu’il s’agira d’évaluer, de classer et de tirer des jugements sur des efforts d’internationalisation, à plus forte raison puisque cela implique aussi d’influencer des décideurs, des familles, des étudiants et des chercheurs dans le choix de leurs lieux d’étude et de vie.

Qui évalue l’internationalisation et comment?

Dans le cadre général de l’internationalisation compréhensive intentionnelle, on a proposé que l’évaluation est l’une des tâches de la branche Administration de l’évaluation. Plus précisément, l’administration de l’internationalisation aura à notre avis la responsabilité de répondre (avec les autres acteurs) aux deux questions:

  • “pourquoi évaluer?” et
  • “qu’est-ce qu’on veut évaluer?”

La réponse à la première question devra contribuer à bien cerner l’objectif fondamental de l’évaluation dans un milieu d’apprentissage et de création de nouvelles connaissances. Je pose comme hypothèse que l’objectif de l’évaluation est d'”apprendre” et de s’améliorer.

La réponse à la deuxième question devra bien aboutir à l’identification des objets et des outils d’évaluation. Comme je le disais, on n’évalue pas l’internationalisation de l’éducation (éducation internationale) en se contentant de calculer le nombre d’étudiants, ou le nombre de pays d’origine, ni même pas en calculant les dépenses faites par ces étudiants considérées comme leur contribution à l’économie locale et nationale.

Les deux questions nous mèneront à construire un “système d’évaluation. L’implémentation de ce système se fera dans les trois secteurs de l’enseignement supérieur avec des des outils à chaque fois appropriés à l’objet que l’on évalue et à ce que l’on veut apprendre en évaluant. Dans le cadre de l’internationalisation compréhensive intentionnelle, j’ai proposé d’emprunter à la théorie de cartographie des incidences (Outcome mapping), reconnue dans le domaine du développement international, et de l’adapter à l’évaluation de l’internationalisation de l’enseignement supérieur. Le système proposé aura donc trois composantes:

  • Outputs: résultats concrets des activités (actions, programmes ou projets) expressément prévues pour réaliser les objectifs de l’internationalisation d’une dimension de l’enseignement supérieur. Des exemples de Outputs peuvent être le nombre de publications, le nombre d’étudiants entrants u sortant, le nombre de conférences internationales, etc.
  • Outcomes: changements ou transformations de comportements et d’attitudes, des relations ou des actions des étudiants et des enseignants participant à une activités ou à un projet qu’on a internationalisé. On peut voir deux types de outcomes: “attendus” et “inattendus” (expected et unexpected)
  • Impacts: le but ultime qu’une action, un programme ou un projet vise à atteindre. les efforts d’internationalisation contribuent à atteindre cet impact. Notons qu’il est fondamental de distinguer entre “contribution” et “attribution”. Attribuer un ou des impacts aux efforts d’internationalisation peut contredire la nature intrinsèque de la recherche et de l’éducation en enseignement supérieur (confluence of initiatives and conditions) dans la mesure où plusieurs initiatives et conditions confluent pour rendre cet impact possible.

Illustration de l’utilisation de ce système d’évaluation

Prenons l’exemple d’une recherche faite en collaboration internationale:

Action/ProjetOutputsOutcomes (attendus ou inattendus)Impacts
Collaboration internationale de rechercheNombre d’article revus par les pairs
Nombre de conférences
Montant du financement obtenu
Nombre d’étudiants encadrés
Équipements et installations Voyages et réunions 
Nouvelles connaissance développée
Nouvelles solutions développées ou améliorées
Nouveaux brevets (attendus)
Nouveaux prix (inattendus)
Nouveaux financements
Engagement de nouveaux chercheurs
Un problème résolu grâce à la recherche effectuée en collaboration internationale: totalement (attribution) ou en partie (contribution)
Nouvelle politique développée sur ll abase des résultats de la recherche
Changement de politique gouvernementale
Révolution sociale ou autre

Prenons maintenant l’exemple de l’évaluation d’une composante de l’internationalisation de l’enseignement et l’apprentissage, soit les études à l’étranger (study abroad).

Action/ProgrammeOutputsOutcomes (attendus ou inattendusImpacts
Internationalisation de l’enseignement et de l’apprentissageNombre d’étudiants à l’étranger
Nombre et montant des bourses
Nombre des programmes 
Expérience d’apprentissage améliorée

Plus de rayonnement pour l’institution (réputation, classement)
Plus de partenariats de recherche (inattendu)
Augmentation du nombre d’étudiants entrants (inattendu)
Citoyens du monde
Meilleures chance d’emploi
Meilleure réputation institutionnelle
Meilleure relation avec les partenaires socio-économiques

Ce système d’évaluation de l’internationalisation a le mérite de poser un cadre et de préciser les objets d’évaluation. Son implementation de façon systématique et raisonnée permet d’établir une relation de confiance envers l’acte d’évaluer en partant de l’hypothèse que l’objectif fondamental est d’apprendre et de s’améliorer. On n’internationalise pas juste pour voyager à l’étranger ou simplement attirer des consommateurs au pays. Même le motif démographique consistant en l’attraction de nouveaux immigrants futurs contribuables n’est pas vraiment l’objectif premier des établissements d’enseignement supérieur, quoiqu’ils y contribuent activement et le considèrent, surtout dans les régions moins peuplées, comme un objectif secondaire ou indirect.

Retro-analyse d’une stratégie d’internationalisation: peut-on l’évaluer?

En lisant la stratégie d’internationalisation d’une université que je ne nommerai pas ici, j’ai pu identifier les trois composantes du système d’évaluation proposé:

WE CREATE SOLUTIONS FOR THE BENEFIT OF THE WORLD
Achieving and maintaining research excellence is a primary goal and a matter of pride at [our university].
OUTPUT: We monitor the quality of our research yearly through international rankings. Our target is to be among the top 50 universities in the world.
OUTPUT: Our researchers publish in the best journals. We aim for a 15% increase in the number of top quality international scientific publications by 2020.
OUTCOME: [our university] will be a pioneer in open knowledge
OUTPUT: and aims to increase its number of Open Access publications by 40%.
We provide support for our researchers as they make even
OUTCOME:  stronger research applications for international research funding.
OUTPUT: Our target is to increase international research funding up to 50 million euro annually.
IMPACT: We produce world class high-impact knowledge that contributes to solving global problems. Together with our partners we are building a better, more sustainable world.

Notons, cependant, que la stratégie ne dit pas dans quels domaines de recherche ni sur quels enjeux mondiaux travailleront les chercheurs. J’imagine facilement qu’un plan d’action plus localisé dans les unités de recherche et dans les facultés suivait cette stratégie institutionnelle de haut niveau. Les outils de mesure et d’évaluation ne sont pas définis non plus, quoique les outputs sont bien quantifiés et les outcomes bien quantifiés.

Comment et quand évaluer?

Lorsqu’on parle d’évaluation, on néglige parfois les outils d’évaluation, les données que l’on veut collectés pour mesurer. Il n’est pas rare non plus d’omettre de planifier l’évaluation elle-même ou d’attendre tout simplement la fin de la période d’implantation de la stratégie pour courir collecter des résultats et des données. Voici quelques mots sur le comment et le quand de l’évaluation, quelques mots qu’il conviendra de développer de façon plus détaillée et appliquée.

Comment collecter les outputs, les outcomes et les impacts

  • Outputs: collecter les nombres, et dresser des listes.
  • Outcomes: identifier, décrire et documenter les changements et les transformations, les innovations et les inventions
  • Impacts: rédiger et raconter les histoires de succès, réaliser des études de cas, développer et utiliser une Théorie de changement (Theory of change), etc.

Quand collecter ces données?

  • Suivis des changements, marqueurs de progrès (jalons de progrès), tenue de journaux de projets et d’actions.
  • Collecte de résultats post-projets, surtout pour identifier les impacts et les changements long-terme

Références:

  1. Outcome Mapping Learning Community: https://www.outcomemapping.ca/
  2. Outcome Mapping: Building Learning and Reflection into Development Programs, Sarah Earl, Fred Carden, and Terry Smutylo, 2001, https://www.idrc.ca/en/book/outcome-mapping-building-learning-and-reflection-development-programs
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Impacts of International Cooperation on Research

FAUBAI 2018 Conference in Rio de Janeiro is dedicated to the theme Internationalization and Research: Challenges and Strategies. I was invited to speak about the Impact of International Cooperation on Research, which is of a crucial interest.

The Power Point of my presentation is available here. Below are my notes.

————-

The conference theme is of crucial interest too, and I would like to position my contribution vis-à-vis the general topic of the conference because one could not speak about Impacts and Internationalization of Research without addressing the strategy and the challenges this subject poses for SIO and the University leadership.

Actually, we need first of all to know what we really mean by Impact, International Cooperation, and Research in this specific context of Internationalization. Are we talking about “international research”? Internationalization of Research?, What about “Impacts” and what are we referring to?

To make things easier, I assume that we are addressing the “evaluation of the support we (SIO’s, university administrators), offer to researchers and research projects being conducted in cooperation with international research partners”. We are not going to address the evaluation of the research results themselves, which is the responsibility of the vice president research, or their equivalent.

INTENTIONAL COMPREHENSIVE INTERNATIONALIZATION FRAMEWORK

In order to be really comprehensive, any Internationalization Strategy should cover the three dimension of the University mission, namely:

  • Research: New knowledge development and application, discovery, innovation, etc.,
  • Education: knowledge dissemination, teaching, learning, etc.
  • Community services: from the campus to the planet;

Such a strategy cannot be implemented without clear and shared responsibility that networks and connects all the actors in the institution. Like any network, Internationalization is an approach that needs Rules of Governance and Administration. Hence the two additional legs to the Framework:

  • Administration and
  • Governance of Internationalization.

At the 2016 CBIE conference in Ottawa, I insisted on the Grammar of Internationalization. The word Internationalization is a transitive action that commands an object. Internationalization alone is incomplete. We should talk about Internationalization of Research, Internationalization of Education (International Education is the result), and Internationalization of Community services. The two other legs are Administration of Internationalization and Governance of Internationalization.

Internationalization of Research commands:

  • a vision: That is the WHY
  • a set of objectives: That is the WHAT we will achieve
  • a plan of action: That is HOW we will achieve the objectives (WHAT we will do)
  • a set of means: That is WHAT we need to have in order to be able to take the actions that will permit us to achieve the objectives

INTERNATIONAL COOPERATION AS A MEANS

In this framework, International cooperation is one of the means we have at our disposal (a means we can develop, implement) in order to take research actions and achieve objectives. International cooperation, as a means, is an approach, a way to conduct research or any other Internationalization effort, entirely or partially. It can be materialized in the shape of “a partnership” and supported by an “agreement”, a “contract”, or any other document.

International cooperation includes:

  • Mobility of faculty and researchers (including graduate and post graduate students);
  • Scholarly publishing: joint, international publications;
  • Joint research projects and programs, joint applications for fund;
  • Research networks: joint teams, joint labs, etc.
  • Joint programs, joint PhDs, co-supervision, co-tutelle;
  • International conferences, workshops and seminars;
  • International development projects and initiatives;
  • Research on international and global issues

WHY TO INTERNATIONALIZE RESEARCH

Is research international by nature? Do we need to internationalize research? And if yes, Why and How?

The Danish minister of Higher Education and Science, Ulla Tørnæs, stated in 2016 that “Internationalisation of research is important, not a goal in itself, but as a means to increase the impact and quality of Danish research.”[1]

But, It is very common to hear researchers and University administrators saying: Research is international by nature, so there is no need to internationalize it. I would argue it is not. Some research programs and projects are International. Some research programs and projects cannot be developed and sustained without International cooperation and collaboration, like for example the Space Science and Space exploration programs, or the Global Health programs. Some research areas and programs are international and global by nature of their research objects, while some research projects could be inter-national because they spread over several nations or are of interest to those nations.

But, all research is not international by nature. Even research on global issues such as climate change, renewable energy, clean technologies, global health, may be conducted locally without any international cooperation. Hence the imperative for universities who are willing to become international and global players to internationalize the research component of their University mission.

BENEFITS OF INTERNATIONAL COOPERATION ON RESEARCH

Here are few examples of benefits a University Internationalization Strategy might look to have by developing International Cooperation for Research.

  • To boost the research profile at the University
  • To increase international visibility
  • To increase resources
  • To attract talent
  • To reduce time to results
  • To enhance research capacity and research quality
  • To enhance research results and impacts
  • To contribute to solving complex global (or local) issues
  • Increase or develop economical outputs or outcomes of research

How to internationalize research

  • Scholarly collaboration
  • Research on global issues: examples
  • Research for development
  • Research and innovation: industrial and social innovation
  • Research and policy development

HOW TO MEASURE/EVALUATE/ASSESS THE IMPACTS OF INTERNATIONAL COOPERATION

The evaluation of the Internationalization efforts is, as conceived in the framework, the responsibility of the administration of Internationalization. It is a very serious task, often time overlooked because of the lack of clarity in the responsibility, and because of the lack of an adapted evaluation framework. Measuring the impacts has to be explicitly planned for, and done in an agreed upon framework. One should not improvise when it comes to the evaluation step of any project, more seriously wen it involves partnership and partners. However, it is important to clarify that evaluating the impact of international cooperation on research is not evaluating the Research itself neither the impact of research. Evaluation of Research and its Impacts is the responsibility of the vice president for Research, or their Research office, or the Research councils and agencies, on an administrative side, and the responsibility of the community of peer scientists and researchers, on the other side. When we internationalize research, we aim at achieving specific objectives, one of them could be enhancing the quality of research, or developing research capacity, etc.

EVALUATION FRAMEWORK

The identification and definition of the evaluation object is of crucial importance, otherwise we iterate confusion and create troubles. In the Intentional Comprehensive Internationalization Framework, I proposed to borrow the Outcome mapping theory and adapt it for the Internationalization of Higher Education. Evaluation of Internationalization Efforts is the responsibility of the Administration of Internationalization. A framework should be established and agreed upon in the Internationalization Strategy and it should cover all three dimension of the University Mission. It has three components:

  • Outputs: concrete results of activities (actions, programs, projects) designed purposely to achieve an internationalization objective. Number of Publications; Number of students; Number of conferences, etc.
  • Outcomes: changes in behaviour, attitudes, relationships, or actions of the students and teachers participating in a program or a project. Two types: Expected outcomes and Unexpected outcomes;
  • Impacts: ultimate goals toward which a program (project) works. Internationalization efforts contribute to the achievement of the impact. Attribution of impacts to Internationalization efforts contradicts the intrinsic nature of research and education at an HEI (confluence of initiatives and conditions). Hence the difference between “attribution” and “contribution”.

Example of evaluation of International Research Cooperation:

Action/means Outputs Outcomes

(Expected or unexpected)

Impacts
Research cooperation Number of reviewed papers and conferences

Fund obtained

Number of students trained

Equipment and facilities

Trips and meetings

New knowledge developed

New solutions developed or improved

New patents (expected)

New awards (unexpected)

New or more funds

New researchers hired

Problem solved thanks to the research: totally (attribution) or partially (contribution)

New policy developed based on the research results

New enterprise created

Government change

Revolution

Example: Evaluation of Internationalization of Teaching and learning. Study abroad.

Action/means Outputs Outcomes

(Expected or unexpected)

Impacts
Internationalization of Teaching and learning Number of students abroad

Number and amount of scholarships

Number of programs

Enhanced teaching and learning experience

New experience: international

More visibility for the institution

More research partnership (unexpected)

Increased number of students (unexpected)

Global citizens

Better chance of employment

Better institutional reputation

Example of a University strategy. We anonymized the text:

WE CREATE SOLUTIONS FOR THE BENEFIT OF THE WORLD

Achieving and maintaining research excellence is a primary goal and a matter of pride at [our university].

OUTPUT: We monitor the quality of our research yearly through international rankings. Our target is to be among the top 50 universities in the world.

OUTPUT: Our researchers publish in the best journals. We aim for a 15% increase in the number of top quality international scientific publications by 2020.

OUTCOME: [our university] will be a pioneer in open knowledge

OUTPUT: and aims to increase its number of Open Access publications by 40%.

We provide support for our researchers as they make even

OUTCOME: stronger research applications for international research funding.

OUTPUT: Our target is to increase international research funding up to 50 million euro annually.

IMPACT: We produce world class high-impact knowledge that contributes to solving global problems. Together with our partners we are building a better, more sustainable world.

NOTA BENE: However, it does not say in which areas of research or which global issues. How to measure it? Story telling? Theory of change? Other methods? Etc.

How to collect the outputs, outcomes and impacts

  • Outputs: numbers and lists
  • Outcomes: changes, innovations and inventions
  • Impacts: success stories, case studies, Theory of change, etc.

When to collect the outputs, outcomes and impacts

  • Monitoring the Progress markers and developing Journals
  • Harvest post-project results

CHALLENGES AND CONCLUSION

  • Internationalization AND Research or Internationalization OF Research
  • Evaluate the impact of the Internationalization of Research vs the impact of the Research
  • Impact is to measure on the longer term, not in quantitative terms.
  • Theory of change to harvest the outputs, outcomes and the impacts
  • Dedicated resources: to monitor, evaluate, assess, measure, report, etc. [Administration in the ICI Framework]
  • Should be part of the Internationalization Strategy Framework [Administration in the ICI Framework]
  • International cooperation is an imperative to solve complex problems and issues the humanity faces: working together is a powerful way to solve complex issues.

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[1] http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20160929130840731

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Stratégie nationale, vraiment?

Peut-on vraiment parler de stratégie nationale d’internationalisation de l’enseignement supérieur alors que l’on n’a pas d’entité en charge et que la définition même d’internationalisation n’est pas claire?

Cette pensée du jour d’Alex Usher et Robert Burroughs, de HESA Research Associate donne  une bonne idée de la raison  pour laquelle il est difficile de stratégiser au niveau national et de la nature du document appelé stratégie qu’un tel exercice donne asses souvent.

A mon avis, il y a aussi le fait que les définitions de l’objet de la stratégie sont souvent pas claires ou pas conformes à la réalité des institutions et à ce que les experts et praticiens signifient quand ils parlent d’internationalisation. A titre d’exemple, le rapport Education Mondiale pour les Canadiens ne fait pas de différence entre Internationalisation et Globalisation. Il se concentre sur l’aspect “Éducation” et ne fait pas de place à l’internationalisation des autres aspects de la mission universitaire (ou de l’enseignement supérieur).

National Strategies on International Education

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2018 AIEA Conference

2018 AIEA Conference

I attended the 2018 AIEA conference in Washington DC from 19 to 22 of February. As usual, this event is the best venue to meet Senior International Officers from more than 40 countries and to meet with a few number of selected providers on international education services in the world.

Hot topic thematic this year: The Internationalization Imperative in Turbulent Times.

I facilitated the AIEA workshop on the role of the the University and the SIO in achieving the UN Sustainable Development Goals or SDGs, and presented with my colleagues from University of Toronto and McGill University a Canadian perspective on Internationalizing in turbulent times. We shared some examples of initiatives taken by Canadian universities and organizations to help refugees and students and scholars at risk. A second presentation with my colleagues from Harvard University and National Taiwan University about the University Leadership in turbulent times allowed us to interact with a group of more than 40 participants about the responsibility of the University in communicating, helping and supporting students and faculty in this era of clash of globalization. Our presentations will be added soon to the Conference web page.

Few Highlights from the Conference:

  • The AIEA is currently in a Strategic planning phase. A new strategy will be developed and published early 2019. I am glad to participate in the Strategic Planning Task Force.
  • The closing Plenary was the bouquet  with the 2011 Nobel Peace Laureate Leymah Gbowee, a Liberian peace activist, trained social worker and women’s rights advocate. She is an inspiration and living example of the dedication for human development.
  • The Canadian sector of Internationalization of Higher Education was very well represented by colleagues from Universities of Alberta,  British Columbia, Calgary, Montreal, Toronto, McGill, Waterloo, Simon Fraser, Langara, Ryerson, Western, McMaster, Carleton, Sherbrooke, Thompson Rivers, BCCIE, Global Affairs Canada.
  • The Innovation Award this year goes to the Université de Sherbrooke, Quebec, Canada, for a project on Internationalization of the curriculum in a Global Health Program.
  • The Klasek Award goes to Dr. Susan Sutton for her contributions to the field of International Education.

 

Conference material is being made available here and pictures here.

 

 

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Interview à Radio Canada Vancouver

France Alumni

En décembre 2015, à l’occasion du lancement du réseau France Alumni, j’ai donné une interview à la radio francophone de Radio Canada à Vancouver que l’on peut écouter ici.

A Radio Canada Vancouver

A Radio Canada Vancouver, Décembre 2015

Avec Rafael Pont, attaché culturel au Consulat général de France à Vancouver

Avec Rafael Pont, attaché culturel au Consulat général de France à Vancouver