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Byaelzaim

Retour des États-Unis dans l’aréna de l’éducation internationale !

Les États Unis d’Amérique sont de retour dans l’aréna de l’éducation internationale et de la collaboration de recherche internationale. Impacts potentiels sur le Canada?

Le retour des États-Unis d’Amérique est déclaré ce 26 juillet avec l’engagement annoncé de deux départements américains, celui de l’éducation et celui des affaires étrangères, à soutenir et développer davantage l’éducation internationale au pays. « Renouer avec le monde » pour renforcer les États-Unis à domicile. L’engagement annoncé démontre, à mon avis, une excellente compréhension de l’interdépendance des sociétés modernes face aux crises mondiales d’ordre climatique, sanitaire, économique ou politique. C’est aussi à plusieurs égards une position qui:

–      S’éloigne drastiquement des positions prises par la précédente administration américaine que ce soit pour l’accueil des étudiants et chercheurs ou la collaboration internationale de recherche. Pensons aux divers ordres exécutifs qui ont banni des citoyens de plusieurs pays de rentrer aux États-Unis compléter leurs études;

–      S’inscrit dans une vision « compréhensive » de l’internationalisation de l’enseignement supérieur. On ne parle pas uniquement d’attirer des étudiants internationaux aux États. On parle d’éducation internationale qui vise à renforcer le pays en attirant des talents, en offrant à tous l’opportunité d’étudier à l’étranger, en diversifiant les destinations, les disciplines et les bénéficiaires. On parle de collaboration internationale dans des projets de recherche, de campus et de classes internationalisés (probablement en référence à l’internationalisation du campus et l’internationalisation des programmes)

–      Une position qui reconnait le rôle de l’éducation internationale dans l’après-pandémie de Covid-19, qui contribue au maintien et à l’exercice du leadership américain dans le monde et sur le territoire américain comme terre d’accueil des étudiants et des chercheurs internationaux

–      Une position qui reconnait les contributions des étudiants, des chercheurs et des académiques étrangers à la recherche, à l’innovation et à l’économie américaines dans plusieurs domaines et secteurs (création d’entreprises et d’emplois, innovations et découvertes, rayonnement mondial dans divers secteurs scientifiques)

–      Une position qui facilitera l’éducation internationale à tous et à toutes en utilisant les technologies quand le voyage n’est pas possible et en implantant des politiques facilitatrices et des programmes de soutien.

Cet engagement est lucide aussi. Il ne néglige pas les aspects sécuritaires qui peuvent résulter de et menacer la collaboration internationale de recherche lorsque des intérêts nationaux (politiques, militaires, économiques) entrent en jeu, et aussi lorsque plusieurs départements doivent coordonner leurs politiques et procédures (parfois contradictoires).

 L’engagement annoncé aujourd’hui nous rend optimistes quant à l’amélioration des relations entre pays, et surtout quant à la volonté de ne pas laisser les conflits politiques et diplomatiques nuire aux individus aspirant à étudier, à avancer leurs recherches et à développer davantage leurs connaissances du monde. L’expression « people-to-people » (que nous sommes habitués à lire dans les discours d’un autre pays ami) revient à plusieurs reprises dans le communiqué des deux départements. Cela devrait être évident dans un pays comme les États-Unis, destination privilégiée des étudiants et des jeunes chercheurs attirés par les opportunités, les grandes institutions et leurs moyens, l’écosystème favorable à l’innovation et au développement des nouvelles connaissances. Force est de constater que cette attraction était en train de diminuer depuis quelques années déjà.

Les deux départements reconnaissent aussi les bénéfices de l’éducation internationale pour la société américaine et pour la sécurité et l’économie des États-Unis, Au-delà des retombées financières, l’engagement reconnait les impacts positifs sur la formation des jeunes américains et l’enrichissement culturel et socio-économique des campus et des communautés américains aussi bien par la présence des étrangers que (chose nouvelle?) par la qualité de l’expérience internationale rapportée par les américains ayant étudié à l’étranger. On espère donc que ceux qui étudieront à l’étranger seront « meilleurs » et auront plus d’impacts positifs dans leurs communautés au retour. 

Renouer avec le monde et … le diriger

Venant de deux importants ministères américains, cet engagement ne peut passer sous silence les risques et la compétition posée aux États-Unis par des pays alliés et par des pays non alliés (non-amis, pour ne pas dire ennemis), et qui ne partagent pas les mêmes valeurs. Mais les États-Unis n’ont plus le choix. Ils ne peuvent laisser la compétition diminuer leur leadership dans la recherche et l’innovation, ni dans la gestion des affaires du monde. Ils y voient donc un défi qu’ils veulent relever, tout en faisant avancer les valeurs chères au pays et pour rester LA destination des talents dans le monde.

Qu’est-ce que cela signifie pour le Canada?

Comme pays allié et ami, nous devrions nous réjouir du retour des États-Unis. Nos chercheurs adorent travailler avec leurs collègues et avec les établissements américains. Nous jouissons d’une très bonne réputation auprès des étudiants américains aussi.

Mais le Canada est également un pays compétiteur des États-Unis, quoique l’échelle soit différente.

–      Nous devrions tirer profit de ce retour et de nos bonnes relations en encourageant davantage la recherche conjointe, les collaborations sur des projets de recherche d’actualité et d’intérêt commun pour les deux pays et pour la planète. Nous devrions tout faire pour attirer davantage des étudiants américains en courte ou longue mobilité.

–      Nous devrions encourager encore plus d’étudiants canadiens à aller aux États-Unis.

–      Nous devrions aussi rester vigilants et développer notre part du marché mondial de l’éducation internationale car les États-Unis attireront encore plus nos étudiants des cycles supérieurs (futurs chercheurs) et surtout les étudiants étrangers qui aiment le Canada mais adorent les États-Unis.

Texte du communiqué

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Évaluation de l’internationalisation de l’enseignement supérieur

On ne peut évaluer l’internationalisation de l’enseignement supérieur sans avoir un cadre de suivi et évaluation approprié.

L’évaluation de l’internationalisation de l’enseignement supérieur doit être comprise et développée en harmonie avec la mission de ce secteur. Il ne suffit pas de quantifier le nombre d’étudiants internationaux dans un établissement pour juger que le dit établissement est assez internationalisé ou pas. L’enseignement supérieur possède une mission tri-sectorielle: 1- recherche, 2- éducation et 3- service à la communauté (ou engagement communautaire). Ainsi vu, quand on veut évaluer l’internationalisation d’un établissement de l’enseignement supérieur, la question est de savoir dans quelle mesure chacun des secteurs de sa mission est internationalisé.

Sans vouloir être trop pointilleux sur les mots et la sémantique, il faudra aussi s’entendre sur ce que l’on veut dire par “évaluer” et “mesurer” d’une part, et “évaluer l’internationalisation” ou évaluer les “résultats de l’internationalisation”.

Très souvent, l’évaluation est une tâche négligée faute de responsable de cette tâche et faute de cadre d’évaluation adaptée aux efforts d’internationalisation et de l’enseignement supérieur. On confond l’évaluation de l’internationalisation avec la mesure du nombre d’étudiants internationaux, ou le nombre d’étudiants partis en mobilité internationale, ou le nombre de partenariats signés avec des établissements étrangers, ou même le nombre d’articles scientifiques publiés dans des revues étrangères. Que dire alors de la volonté d’évaluer “l’impact de l’internationalisation”, tâche difficile et mission impossible s’il en est. L’évaluation de l’internationalisation et des ses résultats et impacts doit être explicitement planifiée et effectuée selon un cadre conceptuel bien développé et explicité pour tous les acteurs de l’internationalisation qui, par ailleurs, auront accepté ce cadre conceptuel et contribué à son élaboration. Étant donné l’importance de l’internationalisation dans la vie des établissements et dans l’économie locale, nationale et internationale, on ne se permettra pas d’improviser lorsqu’il s’agira d’évaluer, de classer et de tirer des jugements sur des efforts d’internationalisation, à plus forte raison puisque cela implique aussi d’influencer des décideurs, des familles, des étudiants et des chercheurs dans le choix de leurs lieux d’étude et de vie.

Qui évalue l’internationalisation et comment?

Dans le cadre général de l’internationalisation compréhensive intentionnelle, on a proposé que l’évaluation est l’une des tâches de la branche Administration de l’évaluation. Plus précisément, l’administration de l’internationalisation aura à notre avis la responsabilité de répondre (avec les autres acteurs) aux deux questions:

  • “pourquoi évaluer?” et
  • “qu’est-ce qu’on veut évaluer?”

La réponse à la première question devra contribuer à bien cerner l’objectif fondamental de l’évaluation dans un milieu d’apprentissage et de création de nouvelles connaissances. Je pose comme hypothèse que l’objectif de l’évaluation est d'”apprendre” et de s’améliorer.

La réponse à la deuxième question devra bien aboutir à l’identification des objets et des outils d’évaluation. Comme je le disais, on n’évalue pas l’internationalisation de l’éducation (éducation internationale) en se contentant de calculer le nombre d’étudiants, ou le nombre de pays d’origine, ni même pas en calculant les dépenses faites par ces étudiants considérées comme leur contribution à l’économie locale et nationale.

Les deux questions nous mèneront à construire un “système d’évaluation. L’implémentation de ce système se fera dans les trois secteurs de l’enseignement supérieur avec des des outils à chaque fois appropriés à l’objet que l’on évalue et à ce que l’on veut apprendre en évaluant. Dans le cadre de l’internationalisation compréhensive intentionnelle, j’ai proposé d’emprunter à la théorie de cartographie des incidences (Outcome mapping), reconnue dans le domaine du développement international, et de l’adapter à l’évaluation de l’internationalisation de l’enseignement supérieur. Le système proposé aura donc trois composantes:

  • Outputs: résultats concrets des activités (actions, programmes ou projets) expressément prévues pour réaliser les objectifs de l’internationalisation d’une dimension de l’enseignement supérieur. Des exemples de Outputs peuvent être le nombre de publications, le nombre d’étudiants entrants u sortant, le nombre de conférences internationales, etc.
  • Outcomes: changements ou transformations de comportements et d’attitudes, des relations ou des actions des étudiants et des enseignants participant à une activités ou à un projet qu’on a internationalisé. On peut voir deux types de outcomes: “attendus” et “inattendus” (expected et unexpected)
  • Impacts: le but ultime qu’une action, un programme ou un projet vise à atteindre. les efforts d’internationalisation contribuent à atteindre cet impact. Notons qu’il est fondamental de distinguer entre “contribution” et “attribution”. Attribuer un ou des impacts aux efforts d’internationalisation peut contredire la nature intrinsèque de la recherche et de l’éducation en enseignement supérieur (confluence of initiatives and conditions) dans la mesure où plusieurs initiatives et conditions confluent pour rendre cet impact possible.

Illustration de l’utilisation de ce système d’évaluation

Prenons l’exemple d’une recherche faite en collaboration internationale:

Action/ProjetOutputsOutcomes (attendus ou inattendus)Impacts
Collaboration internationale de rechercheNombre d’article revus par les pairs
Nombre de conférences
Montant du financement obtenu
Nombre d’étudiants encadrés
Équipements et installations Voyages et réunions 
Nouvelles connaissance développée
Nouvelles solutions développées ou améliorées
Nouveaux brevets (attendus)
Nouveaux prix (inattendus)
Nouveaux financements
Engagement de nouveaux chercheurs
Un problème résolu grâce à la recherche effectuée en collaboration internationale: totalement (attribution) ou en partie (contribution)
Nouvelle politique développée sur ll abase des résultats de la recherche
Changement de politique gouvernementale
Révolution sociale ou autre

Prenons maintenant l’exemple de l’évaluation d’une composante de l’internationalisation de l’enseignement et l’apprentissage, soit les études à l’étranger (study abroad).

Action/ProgrammeOutputsOutcomes (attendus ou inattendusImpacts
Internationalisation de l’enseignement et de l’apprentissageNombre d’étudiants à l’étranger
Nombre et montant des bourses
Nombre des programmes 
Expérience d’apprentissage améliorée

Plus de rayonnement pour l’institution (réputation, classement)
Plus de partenariats de recherche (inattendu)
Augmentation du nombre d’étudiants entrants (inattendu)
Citoyens du monde
Meilleures chance d’emploi
Meilleure réputation institutionnelle
Meilleure relation avec les partenaires socio-économiques

Ce système d’évaluation de l’internationalisation a le mérite de poser un cadre et de préciser les objets d’évaluation. Son implementation de façon systématique et raisonnée permet d’établir une relation de confiance envers l’acte d’évaluer en partant de l’hypothèse que l’objectif fondamental est d’apprendre et de s’améliorer. On n’internationalise pas juste pour voyager à l’étranger ou simplement attirer des consommateurs au pays. Même le motif démographique consistant en l’attraction de nouveaux immigrants futurs contribuables n’est pas vraiment l’objectif premier des établissements d’enseignement supérieur, quoiqu’ils y contribuent activement et le considèrent, surtout dans les régions moins peuplées, comme un objectif secondaire ou indirect.

Retro-analyse d’une stratégie d’internationalisation: peut-on l’évaluer?

En lisant la stratégie d’internationalisation d’une université que je ne nommerai pas ici, j’ai pu identifier les trois composantes du système d’évaluation proposé:

WE CREATE SOLUTIONS FOR THE BENEFIT OF THE WORLD
Achieving and maintaining research excellence is a primary goal and a matter of pride at [our university].
OUTPUT: We monitor the quality of our research yearly through international rankings. Our target is to be among the top 50 universities in the world.
OUTPUT: Our researchers publish in the best journals. We aim for a 15% increase in the number of top quality international scientific publications by 2020.
OUTCOME: [our university] will be a pioneer in open knowledge
OUTPUT: and aims to increase its number of Open Access publications by 40%.
We provide support for our researchers as they make even
OUTCOME:  stronger research applications for international research funding.
OUTPUT: Our target is to increase international research funding up to 50 million euro annually.
IMPACT: We produce world class high-impact knowledge that contributes to solving global problems. Together with our partners we are building a better, more sustainable world.

Notons, cependant, que la stratégie ne dit pas dans quels domaines de recherche ni sur quels enjeux mondiaux travailleront les chercheurs. J’imagine facilement qu’un plan d’action plus localisé dans les unités de recherche et dans les facultés suivait cette stratégie institutionnelle de haut niveau. Les outils de mesure et d’évaluation ne sont pas définis non plus, quoique les outputs sont bien quantifiés et les outcomes bien quantifiés.

Comment et quand évaluer?

Lorsqu’on parle d’évaluation, on néglige parfois les outils d’évaluation, les données que l’on veut collectés pour mesurer. Il n’est pas rare non plus d’omettre de planifier l’évaluation elle-même ou d’attendre tout simplement la fin de la période d’implantation de la stratégie pour courir collecter des résultats et des données. Voici quelques mots sur le comment et le quand de l’évaluation, quelques mots qu’il conviendra de développer de façon plus détaillée et appliquée.

Comment collecter les outputs, les outcomes et les impacts

  • Outputs: collecter les nombres, et dresser des listes.
  • Outcomes: identifier, décrire et documenter les changements et les transformations, les innovations et les inventions
  • Impacts: rédiger et raconter les histoires de succès, réaliser des études de cas, développer et utiliser une Théorie de changement (Theory of change), etc.

Quand collecter ces données?

  • Suivis des changements, marqueurs de progrès (jalons de progrès), tenue de journaux de projets et d’actions.
  • Collecte de résultats post-projets, surtout pour identifier les impacts et les changements long-terme

Références:

  1. Outcome Mapping Learning Community: https://www.outcomemapping.ca/
  2. Outcome Mapping: Building Learning and Reflection into Development Programs, Sarah Earl, Fred Carden, and Terry Smutylo, 2001, https://www.idrc.ca/en/book/outcome-mapping-building-learning-and-reflection-development-programs
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Pourquoi soutenir les étudiants internationaux.

Les étudiants internationaux viennent dans nos établissements avec un projet d’études mais aussi un projet de vie. Ce sont des apprenants, des consommateurs, des ambassadeurs de leur pays et de leur culture d’origine. Ce sont aussi des futurs professionnels, futurs collègues et partenaires d’affaires et de vie. Leur projet d’études influencera le reste de leur vie professionnelle et personnelle.

Les étudiants internationaux sont aussi le fils ou la fille de quelqu’un dont ils s’éloignent, assez souvent pour la première fois. Ils ont des familles, des amis, et parfois ils sont eux-mêmes des parents de jeunes familles.

Les étudiants internationaux ne sont pas que source de revenus comme les conçoivent malheureusement certaines stratégies de développement des affaires gouvernementales ou même institutionnelles. Il est vrai cependant que l’éducation internationale constitue de plus en plus un produit de service et d’export non-négligeable dans les revenus des établissements et des provinces ou Etats.

Nous recrutons les étudiants internationaux, les accueillons et leur offrons tous les services nécessaires parce que nous voulons qu’ils réussissent et deviennent nos meilleurs alumni et les meilleurs ambassadeurs de nos établissements et de notre pays. Nous voulons qu’ils vivent la meilleure expérience possible d’études et de vie chez nous et qu’ils en gardent les meilleurs souvenirs.

Ils arrivent comme ambassadeurs de leur pays et de leur culture. Ils retournent chez nous comme les meilleurs ambassadeurs de notre pays et de notre culture.

Cependant, nous ne contrôlons pas tout l’environnement de cette expérience.

Nous les admettons parmi nos étudiants, mais nous ne pourrons pas garantir qu’ils obtiendront leur permis d’études ou leur visa d’entrée au pays. Nous développons les meilleurs programmes, les meilleurs cours et la meilleure pédagogie, mais nous ne pouvons pas garantir qu’il réussiront tous leurs examens. Nous créons le meilleur environnement de vie et d’études sur le campus, et nous espérons qu’ils en profiteront au maximum.

Soutenir les étudiants internationaux est l’un des plus grands défis pour nos services en temps normal, mais en 2020, le normal a complètement changé. La pandémie affecte la planète et tous les services en sont impactés. Malgré tout, nous continuons d’avoir des étudiants internationaux sur nos campus et dans nos cours offerts à distance grâce à des technologies de plus en plus performantes et dans des fuseaux horaires que personne ne peut changer. La renommée des établissements attirent les étudiants dans tel ou tel pays. La qualité de l’expérience étudiante en ces temps de distance physique, géographique et sociale sera le juge et le vrai motif de continuer ses études au-delà des premiers semestres et par-dessus les frontières. Or l’expérience étudiante commence bien avant la salle de classe et s’étend au-delà des heures de cours. L’expérience de l’étudiant international est entre les mains de tous ceux et celles qui donnent un service et ainsi aident l’étudiant à franchir un pas de plus vers son diplôme que ce soit dans les différents services de l’Université, des services de visa et d’immigration, le voyage, le logement, ainsi que toutes les autres formalités et nouvelles habitudes de vie à déchiffrer avant de les apprendre et de les intégrer. C’est aussi la vie sur le campus, les relations avec des nouvelles personnes professeurs, amis, conseillers, et ainsi de suite.

Les services aux étudiants internationaux sont une composante essentielle de l’expérience étudiante. Elle est plus ou moins “professionnalisée” et intégrée dans une offre d’apprentissage de qualité, quoique ce ne soit pas le cas dans tous les pays du monde, d’où la nécessité non seulement d’offrir le service, mais aussi de montrer comment s’en servir et le canaliser pour la réussite du projet original, le projet d’études et de développement de carrière future des apprenants qui nous ont confié leurs rêves et leur avenir.

Les temps de crise nécessitent plus d’innovation et plus de flexibilité pour s’adapter aux changements perpetuels, imprévus et généralisés. On ne parle pas ici de résilience ni de patience. On parle de changement, de transformation pour passer de notre état de systèmes fragiles à systèmes anti-fragiles au sens donné à ce mot par Nassim Nicholas Taleb.

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La Gazette de l’Université d’Ottawa a récemment publié une interview dans laquelle je partage ma vision de l’impératif d’internationalisation de l’Université et du rôle de l’enseignement supérieur dans les enjeux mondiaux de nos jours.

J’y ai aussi parlé de mon rôle à l’Association of International Education Administrators (AIEA)

Voir ici.

Gazette de l’Université d’Ottawa

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Internationalization by design: An Intentional Comprehensive Internationalization framework.

In 2015-2016, I started the development of an integrated framework showing how a comprehensive internationalization strategy could be intentionally designed as networked system. It has to be systemic across the three dimension of the mandate of the institution, that is Research, Education and Community Services. It has also to integrate the Administration and the Governance of Internationalization.

The framework is network-based one and illustrates a new type of organizations, in the era of connected generation and a new type of leadership.

Presentation can be downloaded here.

“[The] reduction into parts and the proliferation of separations has characterized not just organizations, but everything in the Western world during the past three hundred years. We broke knowledge into separate disciplines and subjects, built offices and schools with divided spaces, developed analytic techniques that focus on discrete factors, and even counselled ourselves to act in fragments, to use different “parts” of ourselves in different settings.”

Wheatley, Margaret J. “Leadership and the New Science.” Berrett-Koehler Publishers.

 

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2018 AIEA Conference

2018 AIEA Conference

I attended the 2018 AIEA conference in Washington DC from 19 to 22 of February. As usual, this event is the best venue to meet Senior International Officers from more than 40 countries and to meet with a few number of selected providers on international education services in the world.

Hot topic thematic this year: The Internationalization Imperative in Turbulent Times.

I facilitated the AIEA workshop on the role of the the University and the SIO in achieving the UN Sustainable Development Goals or SDGs, and presented with my colleagues from University of Toronto and McGill University a Canadian perspective on Internationalizing in turbulent times. We shared some examples of initiatives taken by Canadian universities and organizations to help refugees and students and scholars at risk. A second presentation with my colleagues from Harvard University and National Taiwan University about the University Leadership in turbulent times allowed us to interact with a group of more than 40 participants about the responsibility of the University in communicating, helping and supporting students and faculty in this era of clash of globalization. Our presentations will be added soon to the Conference web page.

Few Highlights from the Conference:

  • The AIEA is currently in a Strategic planning phase. A new strategy will be developed and published early 2019. I am glad to participate in the Strategic Planning Task Force.
  • The closing Plenary was the bouquet  with the 2011 Nobel Peace Laureate Leymah Gbowee, a Liberian peace activist, trained social worker and women’s rights advocate. She is an inspiration and living example of the dedication for human development.
  • The Canadian sector of Internationalization of Higher Education was very well represented by colleagues from Universities of Alberta,  British Columbia, Calgary, Montreal, Toronto, McGill, Waterloo, Simon Fraser, Langara, Ryerson, Western, McMaster, Carleton, Sherbrooke, Thompson Rivers, BCCIE, Global Affairs Canada.
  • The Innovation Award this year goes to the Université de Sherbrooke, Quebec, Canada, for a project on Internationalization of the curriculum in a Global Health Program.
  • The Klasek Award goes to Dr. Susan Sutton for her contributions to the field of International Education.

 

Conference material is being made available here and pictures here.

 

 

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About UBC in Asia

 

 

 

 

 

Business in Vancouver has visited our office in Hong Kong for Asia Pacific Region. You can read the article here.

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Interview à Radio Canada Vancouver

France Alumni

En décembre 2015, à l’occasion du lancement du réseau France Alumni, j’ai donné une interview à la radio francophone de Radio Canada à Vancouver que l’on peut écouter ici.

A Radio Canada Vancouver

A Radio Canada Vancouver, Décembre 2015

Avec Rafael Pont, attaché culturel au Consulat général de France à Vancouver

Avec Rafael Pont, attaché culturel au Consulat général de France à Vancouver